Le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a ouvert, le lundi 7 septembre 2026 à Tenkodogo,
un atelier de renforcement des capacités destiné aux journalistes et aux animateurs des réseaux sociaux. Axée sur le traitement de l’information en période de crise, la première journée de cette rencontre a été marquée par trois communications portant notamment sur la responsabilité sociale, la couverture médiatique des situations sécuritaires et la régulation de l’information.
La première communication, animée par l’expert en communication Moussa Sawadogo a porté sur la responsabilité sociale des acteurs de l’information. L'intervenant a insisté sur l’importance de la vérification et de la contextualisation des faits, particulièrement dans un contexte marqué par la circulation rapide des rumeurs sur les plateformes numériques. Il a appelé les journalistes et web-activistes à faire preuve de vigilance afin d’éviter la diffusion de contenus susceptibles d’alimenter les tensions communautaires et de fragiliser la cohésion nationale.
La deuxième communication, consacrée à la couverture médiatique des attaques terroristes, a été présentée par le Colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, Directeur de la communication et des relations publiques (DCRP) de l’armée. Il a exposé les précautions à observer dans le traitement des informations liées aux opérations des Forces de défense et de sécurité (FDS). L'officier Ouédraogo a notamment exhorté les acteurs des médias et des réseaux sociaux à s'abstenir de diffuser des informations stratégiques susceptibles de compromettre les opérations sur le terrain et les a invités à privilégier les sources officielles.
Pour sa part, le Directeur de l’observation des contenus et de la publicité (DGPOC) au CSC, Abdoulaye Dao, a présenté le rôle de l’institution et ses outils de régulation de l’information en contexte de crise. Sa communication a notamment permis de revenir sur les mécanismes de veille et les leviers d’action du CSC face à la désinformation et aux discours de haine.
Les communications ont été suivies d’échanges avec les participants, qui ont exprimé leur engagement à intégrer les recommandations formulées dans leurs pratiques quotidiennes, en vue de contribuer à la résilience des populations et à la préservation de la paix sociale.
Les travaux se poursuivent à Tenkodogo jusqu’au 9 septembre 2026.
DCRP/CSC




