Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a organisé, le mardi 28 avril 2026 à l'université Nazi Boni, une conférence publique sur le thème « Jeunesse, réseaux sociaux et discours de haine : quels comportements pour une identité culturelle souveraine et la cohésion sociale ».
Elle avait pour public cible les organisations de jeunesse et mouvements associatifs, les étudiants et élèves ainsi que les blogueurs, influenceurs et web-activistes.
Selon le président du CSC, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, cette conférence s’inscrit dans la contribution de l’institution à la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). Elle vise à sensibiliser la jeunesse à une utilisation responsable des réseaux sociaux afin de lutter contre la désinformation, les discours de haine, la dépravation des mœurs, et de promouvoir les valeurs qui fondent notre identité culturelle.
La rencontre, modérée par le vice-président du CSC, Laknapin Issa Alexandre Zou, a été marquée par deux communications. La déléguée régionale de l’Ouest (DRO/CSC), Marguerite Blegna, a présenté le CSC, ses missions, ses attributions et son fonctionnement. Elle a rappelé qu’à la faveur de l’extension de ses compétences intervenues en novembre 2023, le CSC assure désormais la régulation des réseaux sociaux. À ce titre, il dispose du pouvoir d’exercer des contrôles sur les plateformes numériques telles que Facebook, YouTube et TikTok, notamment en ce qui concerne les web-activistes et influenceurs disposant d’une audience d’au moins 5 000 abonnés.
Pour sa part, le Directeur général de la publicité et de l’observation des contenus (DGPOC), Abdoulaye Dao, a développé la communication principale en lien avec le thème. Il a relevé qu’à l’ère du numérique, les réseaux sociaux sont devenus des canaux majeurs d’information et d’expression pour la jeunesse. Toutefois, ils sont également le théâtre de nombreux comportements négatifs et propos malveillants, tels que la désinformation, les discours de haine, la cybercriminalité, la dépravation des mœurs, l’acculturation et le mimétisme de pratiques contraires aux valeurs culturelles nationales.
Dans un contexte marqué par la menace terroriste au Burkina Faso, ces dérives constituent, selon lui, une menace sérieuse pour la cohésion sociale et la paix. C'est pourquoi il a invité les jeunes à adopter un usage responsable et citoyen des réseaux sociaux, afin de préserver l’unité nationale et de renforcer la souveraineté culturelle.
À cet effet, il leur a prodigué plusieurs conseils pratiques : éviter de partager, liker ou commenter des publications issues de sources douteuses, s’abstenir de diffuser des contenus malveillants et, de manière générale, devenir des ambassadeurs de la cohésion sociale et des relais de l’information fiable sur les plateformes numériques.
DCRP/CSC




