Le Collège des conseillers du Conseil supérieur de la communication (CSC) a tenu, le lundi 20 avril 2026 à Ouagadougou,
une séance de travail avec une délégation de l’Observatoire national de la communication (ONC) du Niger, conduite par son président, Ibrahim Manzo Diallo. Les échanges ont porté sur la mise en place de la Plateforme des régulateurs de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il s’est agi également de nouer des contacts avec l’ONC du Niger, institué en novembre 2025 en remplacement de l’ex-Conseil supérieur de la communication.
Selon le chef de la délégation nigérienne, Ibrahim Manzo Diallo, l’AES fait face à une vaste campagne de désinformation visant à ternir son image et à fragiliser ses efforts en matière de développement et de lutte contre le terrorisme. « C’est pourquoi, après la création de la télévision de l’AES basée à Bamako, de la radio de l’AES à Ouagadougou et de l’agence de presse à Niamey, nous avons jugé utile de mettre en place une plateforme des régulateurs de l’AES », a-t-il expliqué. Pour lui, dans un contexte de guerre informationnelle, cette initiative permettra aux quelques 70 millions d’habitants de mieux distinguer la véritable information de la désinformation, constituant ainsi un véritable bouclier.
Pour sa part, le président du CSC, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a salué le projet de création d'une plateforme de régulateur de l'AES. Selon lui, après l’AES des États, des peuples, des finances et de l’économie, ainsi que de la défense et de la sécurité, la création d’une AES des régulateurs apparaît pertinente au regard du rôle stratégique de la communication dans l’atteinte des objectifs de la Confédération. « Nous faisons face à des défis multiples. Et au regard des enjeux du numérique, nous, régulateurs de l’AES, avons le devoir d’anticiper et de constituer un contrepoids solide dans les futures négociations avec les grandes plateformes et les géants du numérique, afin de parvenir à une régulation plus efficace de ces espaces », a-t-il soutenu.
DCRP/CSC




