|
|
Madame la présidente du Conseil supérieur de la communication a effectué une visite au Mali du 24 au 28 février 2010. Elle était accompagnée de M. Joseph Kahoun, président de la commission chargée de la liberté de presse, de l'éthique, de la déontologie et du suivi des normes publicitaires. Cette visite empreinte de cordialité, de fraternité et d'esprit de bon voisinage, a permis à madame Damiba de partager l'expérience du Burkina Faso en matière de régulation.
En se rendant dans ce pays frère, la délégation du CSC répondait à une invitation conjointe des deux instances de régulation de la communication au Mali. Il s'agit du Conseil supérieur de la Communication (CSC) et du Comité national pour l'égal accès aux médias d'Etat (CNEAME). Cette visite au Mali s'inscrivait aussi dans un cadre d'échanges d'expériences sur la régulation de la communication. Madame la présidente et le conseiller qui l'accompagnait ont eu des séances de travail avec les deux structures maliennes réunies. Ce qui a permis à l'ensemble des participants d'appréhender les problèmes auxquels les instances de régulation font face. L'expérience burkinabè a été beaucoup appréciée par la partie malienne qui compte s'en inspirer pour bâtir l'architecture d'une nouvelle institution de régulation de la communication qui serait issue de la fusion des deux instances qui se côtoient dans ce pays partageant beaucoup de valeurs avec le Burkina Faso. C'est dire que le Mali s'est inscrit dans une dynamique pour écrire une nouvelle page de l'histoire de la régulation de la communication. En effet, ce pays compte deux instances de régulation dont l'une, le CNEAME, est constitutionalisée et l'autre, le CSC, pas. Dans le cadre de la révision constitutionnelle, les autorités maliennes ont l'intention de procéder à une fusion des deux instances pour en faire une seule pour plus d'efficacité.
Pendant son séjour malien, la délégation a été reçue par les plus hautes autorités maliennes dont la ministre de la Communication et des nouvelles technologies, madame Diarra Mariam Flantié Diallo, le premier ministre, monsieur Modibo Sidibé, le président de la République, S.E.M. Amadou Toumani Touré.

Madame Du CSC (au milieu en séance de travail
Avec la ministre en charge de la communication, les échanges étaient plutôt techniques. Ils ont porté sur les attributions de fréquences, les autorisations de publication, les redevances… Avec le premier ministre, les échanges ont tourné autour des questions d'éthique et de déontologie de la pratique journalistique ainsi que les textes qui encadrent le métier de journaliste. Il a redit la nécessité pour les hommes de médias de se conformer à ces valeurs pour être de véritables catalyseurs de l'enracinement de la démocratie dans nos pays. Le président Amadou Toumani Touré a, quant à lui, apprécié le dynamisme du CSC du Burkina et a exhorté les instances sœurs du Mali à s'en inspirer. Il a également insisté sur la liberté de presse qui tire ses fondements de la démocratie. Compte tenu du caractère sacré de cette liberté, il a rappelé que les journalistes doivent avoir un sens aigu de leur responsabilité. Il s'est par ailleurs engagé à faire aboutir les discussions en cours sur la fusion du CSC et du CNEAME et, en tant que président en exercice de l'UEMOA, à appuyer les instances de régulation de la zone UEMOA vers l'harmonisation de leurs textes.
Le séjour a également été mis à profit pour visiter la maison de la presse malienne, un ouvrage gigantesque gracieusement offert au monde de la communication par le président malien. La délégation a pu noter une différence fondamentale entre les paysages médiatiques malien et burkinabè. En effet, ce pays compte une soixantaine de quotidiens et plus de trois cent cinquante (350) stations de radios.
L'ambassadeur du Burkina Faso au Mali, S.E.M. Mohamed Topan, a tout mis en œuvre pour que le séjour des représentants du CSC se déroule dans les conditions les meilleures. Le séjour malien de madame la présidente a été agrémenté par la visite du bazaar à but de bienfaisance organisé à l'ambassade du Burkina Faso par les épouses des ambassadeurs en poste à Bamako.
Salam OUEDRAOGO
Département Communication et Relations publiques
|
|
|