Présentation du rapport public
Au terme de la LOI N° O28 – 2005/ AN portant création, composition, attributions et fonctionnement du conseil supérieur de la communication, l’institution adresse au président du Faso, une fois par an, un rapport public sur l’exécution de ses missions, décisions et recommandations et l’état des médias au Burkina Faso. Le contenu du rapport porte également sur la situation de la liberté de la presse au Burkina Faso ; la qualité du contenu des programmes des médias et le respect des textes législatifs et réglementaires relatifs à la communication et à la publicité.
L’insertion de cet exercice annule dans les différents textes successifs portant création, composition, attribution et fonctionnement de du conseil est une réalité depuis le décret N° 95-3004-PRES du 1er août 1995 à la loi 028-2005/AN du 14 juillet 2005 en passant par la loi organique° 20-2000/AN DU 14 JUIN 2005.
La réaffirmation permanente de cet exercice dans les différents textes instituant le conseil témoigne de la volonté constante du législateur burkinabè de faire annuellement le point de la communication sociale au regard de sa place de choix dans le processus d’enracinement e la gouvernance démocratique dans notre contexte.
En outre, plus qu’une exigence légale, la présentation régulière du rapport public annuel est une autre illustration de la stabilité politique et institutionnelle globale que connaît le Burkina Faso depuis l’entame de son processus démocratique en 1991. A cet effet, au cours de la cérémonie du rapport 2003 de l’institution le jeudi 9 décembre 2004, le président du Faso s’est prononcé sur le sens de ce cette exigence en ces termes : «nul doute que tout équilibre social ne peut se fonder durablement sur la frustration de la parole, expression vitale de notre humanité». Poursuivant son propos, le chef de l’Etat a également ajouté que «tout appareil de régulation doit être un acteur positif qui impulse l’esprit d’équité et de rationalité». |