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Le CSC et la Défense nationale jettent un pont entre médias et FDS

22/03/2019
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Le Conseil supérieur de la Communication (CSC) et le Secrétariat général de la Défense nationale (SGDN) ont ouvert, ce 21 mars 2019, à Koudougou, un atelier de réflexion sur les passerelles de dialogue entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les médias dans la politique de riposte contre le terrorisme sous le thème «Médias et sécurité». La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Sécurité, Ousséni COMPAORE, représentant le Premier ministre, en présence du président du CSC, Me Soahanla Mathias TANKOANO, du ministre de la Communication, chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance DANDJINOU, du gouverneur de la Région du Centre-Ouest, Irène COULIBALY, du Représentant-résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Opia MENSAH KUMAH, du secrétaire général de la Défense nationale, colonel-major Théodore Naba PALE, du maire de la commune de Koudougou, Maurice Mocktar ZONGO, et des autorités administratives, militaires et paramilitaires de la Région.

Premier à prendre la parole, Maurice Mocktar ZONGO a souhaité la bienvenue aux participants au nom du Conseil municipal qu’il préside.
A sa suite, le colonel-major PALE a pris la parole pour planter le décor: «Ce n’est plus un tabou de dire que notre pays est dans l’œil du cyclone appelé ‘’terrorisme’’». Lorsque la capitale a connu ses premières attaques, nous étions loin de croire que nous pouvions vivre la même situation que le Mali. Mais aujourd’hui, quatre ans après, il faut se rendre à l’évidence que nous sommes à la croisée des chemins, a-t-il commenté. «Le pays est cerné de toutes parts par des groupes armés terroristes tels une meute de hyènes qui s’acharnent sur une bête affaiblie.» Jadis redouté, notre pays est devenu le maillon faible dans la sous-région. Mais comment en sommes-nous arrivés là? questionnne le secrétaire général de la Défense nationale.
«Au SGDN, nous pensons que c’est par manque de vision claire, nationale, patriotique, connue, acceptée par tous…», s’empresse-t-il de répondre. C’est pourquoi, ce que nous devons faire ensemble en tant que burkinabè, c’est de faire la promotion et la diffusion de l’esprit défense et sécurité, propose le colonel-major. «Il s’agit de montrer à toutes les composantes de la Nation que leur premier devoir en tant que citoyens est de participer à la défense de cette Nation contre tous les dangers qui peuvent la détruire. Et que ce devoir vient avant toute autre considération qu’elle soit politique, religieuse, corporatiste ou financière.»
Et le rôle des médias est crucial dans cette promotion et cette diffusion de l’esprit défense et sécurité du fait de leur capacité à influencer l’opinion publique. Il est donc nécessaire qu’ils connaissent les intérêts de la Nation et l’organisation de sa défense afin de faire de la communication une arme contre le terrorisme. «Il est aussi important […] que les acteurs des médias apprennent à connaître les modes d’action de nos ennemis et leurs méthodes de propagande pour ne pas tomber dans des pièges» a dit le colonel-major PALE, pour justifier l’organisation ce cet atelier. L’objectif étant que FDS et médias apprennent à mieux se connaître pour travailler chacun dans son domaine sans entraver l’action de l’autre. Le CSC est donc intervenu pour mener le plaidoyer auprès du PNUD pour obtenir le financement du présent atelier.
Succédant au SGDN, le représentant-résident du PNUD au Burkina Faso, Opia Mensah KUMAH, a remercié le CSC et le SGDN d’avoir associé son organisme à l’initiative de ce séminaire.
Pour lui, «à première vue, la lutte contre le terrorisme et la promotion des droits fondamentaux comme la liberté de la presse pourraient apparaître par essence peu conciliables.» Pourtant, poursuit-il, «la lutte contre le terrorisme se rattache à la notion de sécurité nationale, qui privilégie des restrictions, admises par les textes internationaux de protection des droits. Ce motif de sécurité nationale laisse aux Etats une large marge d’appréciation et les autorités même, exceptionnellement, à déroger en cas d’état d’urgence à certains droits.»
Voilà pourquoi, à son avis, «il s’avère nécessaire voire impérieux que les médias, tout en conservant la liberté de pensée et d’opinion, plus que jamais, intègrent aussi les dimensions de sécurité nationale.» Des rencontres régulières entre acteurs des médias et FDS pour mieux se connaître et en vue d’échanger des informations pertinentes participent à l’enracinement de la démocratie et combattre l’extrémisme violent. Son vœu est que donc, hommes de médias et FDS, mutualisent leurs efforts et partagent leurs compréhensions.
Me Mathias TANKOANO est du même avis car le thème «médias et sécurité» interpelle le régulateur. Parce que c’est un nouveau phénomène auquel les journalistes ne sont pas formés et le traitement de l’information dans le domaine est souvent source de problèmes.
La couverture médiatique des attaques terroristes peut engendrer également des problèmes de sécurité pour le journaliste que pour l’ensemble du pays. Il est donc nécessaire de savoir comment forces de défense et de sécurité et journalistes peuvent collaborer pour satisfaire à la fois le besoin de sécurité et celui d’informer les citoyens. Les médias peuvent-ils publier toute information en leur possession? Les FDS doivent-elles rester muettes face aux sollicitations des médias? Telles sont les questions que Me TANKOANO pose.
Mais il est confiant quant aux réponses qui seront apportées car l’atelier est tenu à cet effet. C’est «une opportunité excellente d’apprentissage, de renforcement de capacité et de dialogue pour consolider ensemble les bases démocratiques de notre pays et renforcer la sécurité si chère à l’ensemble des habitants» a conclu le président du CSC.
Le ministre de la Sécurité, Ousséni COMPAORE, qui a prononcé le discours d’ouverture au nom du Premier ministre, a d’abord demandé une minute de silence en la mémoire de toutes les victimes du terrorisme. Il est revenu sur les constats faits par ses devanciers pour aboutir à la conclusion que la communication et un maillon important dans la lutte contre le terrorisme. D’où sa forte attente des conclusions de l’atelier en vue de mettre en branle une campagne de communication. La Nation compte sur les participants, a-t-il conclu.
La Direction de la Communication et des Relations publiques

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