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Séminaire régional sur l’état des lieux du déploiement de la TNT dans les pays membres de l’UEMOA et de la Guinée : une avancée décisive du Burkina.

22/04/2018
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Du 17 au 18 avril 2018 dernier s’est tenu à Abidjan (république de Côte-d’Ivoire), un séminaire régional sur l’état des lieux du processus de basculement à la TNT dans les pays membres de la Plate-forme des régulateurs de l’Audiovisuel des pays de l’UEMOA et de la Guinée.
Organisé à l’initiative de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) de Côte-d’Ivoire, ce séminaire a été dédié à l’approche d’ensemble du bilan du processus de basculement à la TNT dans les pays membres de la Plate-forme, des difficultés rencontrées, des perspectives et solutions.
Le Burkina Faso a été représenté à ce séminaire par le Conseil supérieur de la communication et la Société Burkinabé de Télédiffusion.
La délégation du CSC était composée de :
-monsieur Désiré COMBOÏGO, Vice-président exerçant la plénitude des attributions du Président du CSC ;
-monsieur Justin TIONON, Chargé de mission ;
-Monsieur Philippe KAHOUN a représenté la SBT.
De l’état des lieux du processus de basculement de la TNT dans les Etats membres de la Plate-forme tel que présenté lors du séminaire, il apparaît qu’il y a une grande disparité dans le bilan d’étape. Certains pays, comme le Burkina Faso, sont quasiment prêts au basculement intégral (à 80% du territoire national) ; d’autres, pays par contre, ont fait l’option d’un basculement progressif.
De l’exposé présenté par le représentant de la SBT, l’on retiendra que :
-les infrastructures techniques sont construites ;
-la Société Burkinabé de télédiffusion (SBT) est créée ;
-la diffusion des programmes des dix-sept chaines de télévision logées dans le multiplex national se fait en simil Cast ;
-il est prévu un multiplex dans chaque Chef-lieu de région dont certains sont déjà construits ou en voie d’achèvement, avec la possibilité pour chacun d’eux de diffuser les programmes de cinq chaines régionales ;
-le lancement officiel du basculement à la TNT a été effectué le 28 décembre 2017 ; il est prévu :
-en fin mai 2018 : le déploiement des stations de diffusion ;
-le 31 décembre 2018 : un planning d’extinction des émetteurs analogiques.
 
Il reste la numérotation des chaînes et leur déploiement selon leur vocation nationale ou régionale à opérer par le CSC selon des critères communs avec les éditeurs de programmes et le diffuseur à implanter par la SBT, mais largement tributaire du coût de diffusion des programmes tel qu’en décidera l’Exécutif (une étude est en cours à ce sujet).
Les difficultés auxquelles le Burkina Faso fait face à l’heure actuelle portent sur le coût de diffusion des programmes des télévisions privées et la situation de celles qui diffusent en discontinu.
L’absence de convention entre le CSC et la SBT sur :
-Le cahier de charge du diffuseur ;
-Le cahier de charges des éditeurs de programmes sur le multiplex.
Sous bien des angles, l’Etat sera contraint à des subventions à la SBT pour soulager, pendant quelques années, les télévisions privées du paiement du coût réel de la diffusion de leurs programmes. Elles auraient donc le temps nécessaire pour assurer leur équilibre financier afin de faire face à ces coûts après le désengagement de l’Etat.
La situation des populations des pays voisins du Burkina Faso, plutôt exposées aux programmes de ces derniers, n’a pas été occultée dans la stratégie nationale.
Les présentations des autres pays ont montré que beaucoup d’entre eux accusent un grand retard, mais tiendront tous l’échéance du 17 juin 2020 après avoir manqué celles de 2015 et de 2017.
Un certain nombre de problèmes récurrents dans tous les pays membres de la Plate-forme ont été évoqués dont, entre autres, ceux attenants :
-au coût de diffusion des programmes des télévisions privées par les sociétés nationales de télédiffusion, dans des contextes économiques généralement défavorables ;
-à l’articulation des relations entre les instances de régulation des contenus et les sociétés de télédiffusion.
Sur ce dernier sujet, outre les cahiers des charges des éditeurs de services à revisiter, il est apparu impérieux que des conventions soient signées entre les instances de régulation des contenus et celles chargées de la diffusion des programmes, pour clarifier leurs compétences respectives et éviter toute interférence attentatoire à la liberté de la presse, au droit d’accès à l’information et au pluralisme de l’information.
La communication du Conseil supérieur de la communication à ce séminaire a surtout porté sur les multiples défis de la régulation des contenus à l’avènement de la TNT. Six défis majeurs ont été identifiés comme devant être inscrits dans le champs de mire des régulateurs de contenus. Ils sont d’ordre technologique, économique, juridique, professionnel, politique et culturel.
Au Burkina Faso, la réactivité des plus hautes autorités du pays apermis d’obtenir l’accord de financement d’un milliard FCFA du Japon pour acquérir un matériel technique susceptible de contrôler le contenu des radios et télévisions privées à une grande échelle. Reste cependant un gap de 300 000 000 à combler pour opérationnaliser l’acquisition du matériel.
La problématique de la régulation des nouveaux médias et des réseaux sociaux a par ailleurs polarisé les débats. Faute d’y trouver des esquisses de solutions immédiates, il a été suggéré la mise en place d’un groupe de travail qui travaillera en collaboration avec les services juridiques des instances de régulation des pays membres de la Plate-forme, en vue d’une approche sous régionale de la question.
La séance dédiée à la synthèse des travaux a été présidée par monsieur SY Savané, Président de la HACA de Côte-d’Ivoire, sous la modération de Monsieur Désiré COMBOÏGO, vice-Président du Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso.
Des recommandations qui ont sanctionné les travaux du séminaire, l’on en retiendra les nécessités de :
1-Procéder à une meilleure répartition des tâches entre acteurs, en distinguant notamment celles dévolues au régulateur et au diffuseur ;
2-Poursuivre les efforts dans le déploiement de la TNT par un soutien accru aux structures mises en place dans le cadre de ce processus ;
3-Mettre en place un cadre de coopération sous régional en vue d’accompagner le processus de migration vers la TNT dans les différents pays ;
4-Coordonner les stratégies d’action pour mobiliser les financements en vue de mieux accompagner le déploiement de la TNT ;
5-Favoriser l’accès des populations aux programmes de la TNT par une couverture optimale du territoire et la mise à disposition d’équipements de réception à moindre coût ;
 

A LA PLATE-FORME DES REGULATEURS DE L’AUDIOVISUEL DES PAYS MEMBRES DE L’UEMOA ET LA GUINEE
6-Entreprendre toutes actions susceptibles d’accélérer le processus de migration afin de permettre aux opérateurs sélectionnés l’exploitation de leurs services ;
7-Favoriser la concertation permanente et la coopération entre instances de régulation et les autres structures impliquées dans la migration à la TNT ;
8-Prévoir un système d’évaluation régulière du processus de migration vers la TNT en vue de réduire les disparités dans l’accès des populations aux programmes audiovisuels ;
9-Encourager le partage d’expériences entre les instances de régulation dans le processus de déploiement de la TNT.
10-Contribuer à l’harmonisation des cadres juridique et institutionnel de la régulation de l’audiovisuel, notamment par la mise en place d’une structure de réflexion.

Justin K. TIONON,
Chargé de mission au CSC

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LES PAGES DU REGULATEUR DES MEDIAS : La contribution des médias Burkinabé au renforcement de l’Etat de droit

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Le thème de la commémoration de la journée internationale de la liberté de la presse du 03 mai 2018, choisi par Reporter sans frontière (RSF) est : « Médias, justice et état de droit : les contrepoids du pouvoir ». Aussi, pour sa première publication du mercredi 02 mai, « Les pages du régulateur des médias » a bien voulu s'attarder sur cette invite à l'introspection, contexte oblige, toute chose qui l'inspire à scruter le thème suivant : « La contribution des médias Burkinabé au renforcement de l'Etat de droit ». Cette réflexion qui tombe fort à propos, car elle permet non seulement d'éclairer la jeune génération sur le chemin parcouru, mais aussi de permettre aux seniors de dresser le bilan à travers une évaluation des actions antérieures. Il n'est aucunement prétentieux de soutenir aujourd'hui, l'effectivité de l'existence d'une liberté de la presse au pays des hommes intègres. Ce, au regard des classements de RSF sur l'état de la liberté de la presse dans le monde qui a de 2016 à 2018 successivement classé le Burkina Faso  devant de vieilles traditions démocratiques occidentales comme la France, classée 45ème en 2016 alors que le Burkina Faso était 42ème, encore 42ème en 2017 devant les USA classé 43ème, puis 41ème en 2018 avec les USA à la 45ème place.

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